L’INRS lance une campagne nationale pour mieux faire connaître les effets du bruit au travail et aider les entreprises à prévenir ce risque souvent sous-estimé. Intitulée « Au travail, le bruit, on en parle ? », elle cible notamment les environnements tertiaires, où les nuisances sonores sont fréquemment banalisées.
Contrairement aux idées reçues, le bruit ne se limite pas aux usines ou aux chantiers. Dans les bureaux, les centres d’appels, les restaurants ou les espaces d’accueil, l’accumulation de sons quotidiens (conversations, notifications, déplacements, équipements) peut affecter la santé des salariés. Fatigue, stress, irritabilité ou problèmes de concentration font partie des effets constatés.
D’après l’INRS, ces bruits modérés passent souvent inaperçus car ils n’entraînent pas directement de perte auditive et ne sont pas couverts par la réglementation, qui impose des mesures à partir de 80 décibels. Pourtant, plus d’un travailleur sur deux se dit gêné par le bruit sur son lieu de travail.
Pour agir, l’Institut recommande d’abord une évaluation des risques, basée à la fois sur le ressenti des employés et sur des mesures acoustiques. Les solutions incluent ensuite la réduction du bruit à la source, une meilleure organisation des espaces et l’amélioration de l’acoustique. Créer des zones dédiées aux échanges ou installer des matériaux absorbants fait partie des pistes proposées.
La campagne s’accompagne du lancement du site bruitautravail.fr, qui propose des outils de sensibilisation et des ressources pratiques pour les entreprises. Plusieurs événements sont prévus dans les mois à venir, dont une émission en direct le 2 juillet et une matinée technique en ligne le 22 septembre, consacrée aux effets des bruits non lésionnels et aux moyens de prévention.
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