La rentrée 2026 représente un budget de 3 643,43 euros pour un étudiant de première année en audioprothèse, non boursier et décohabitant. C’est le montant moyen calculé par la Fédération Nationale des Étudiants en Audioprothèse (FNEA) dans son Indicateur du Coût de la Rentrée, publié le 9 septembre. La fédération insiste sur un point : les dépenses se concentrent à l’entrée en formation, et d’autres continuent ensuite, tout au long du cursus.
Sur ces 3 643,43 euros, 2 543,30 euros correspondent aux frais spécifiques de rentrée, contre 1 100,13 euros pour les dépenses de vie courante. Inscription au Diplôme d’État, CVEC, logement, dépôt de garantie, frais d’agence et matériel pédagogique constituent les principaux postes à financer sur une période courte. La candidature aux écoles représente également une dépense spécifique à la filière. Un candidat peut déposer jusqu’à cinq dossiers à 80 euros, soit 400 euros déboursés avant même le premier cours. La FNEA réclame donc un forfait de candidature unique de 80 euros, quel que soit le nombre de dossiers envoyés.
La nouvelle méthodologie adoptée par la FAGE en 2026 empêche cependant toute comparaison directe avec les indicateurs des années précédentes. La FNEA précise ainsi que l’écart éventuel avec 2025 ne doit pas être interprété comme une évolution réelle du coût de la rentrée.
Le budget dépend aussi fortement du territoire. Il grimpe à 4 335,48 euros à Paris, au CNAM, contre 3 212,48 euros à Clermont-Ferrand. Même formation, 1 123 euros d’écart. À l’inverse, le repas CROUS généralisé à 1 euro allège la facture : les 20 repas mensuels retenus dans l’indicateur passent de 66 à 20 euros, soit 46 euros d’économie sur le mois étudié.
Pour la FNEA, la question financière ne se limite pas à septembre. Les stages, parfois effectués loin du lieu d’études, entraînent des frais de transport et parfois de logement. Alors que la réingénierie du Diplôme d’État d’Audioprothésiste doit faire évoluer la formation, la fédération demande que la mobilité des étudiants et la gratification des stages soient intégrées aux discussions.
À travers cet indicateur, la FNEA veut rendre visibles les barrières financières qui pèsent sur l’accès à la formation, mais aussi sur les conditions dans lesquelles les étudiants peuvent suivre leur cursus jusqu’à son terme.
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