La Fondation Pour l’Audition a remis son Prix Émergence Scientifique 2026 à la Professeure Sahar Moghimi pour ses travaux sur le développement cérébral des bébés prématurés. Avec son équipe, elle a démontré que dès le troisième trimestre de grossesse, le cerveau est déjà capable de traiter les rythmes sonores. Leurs recherches, menées auprès de plus de 200 nouveau-nés prématurés, montre une progression : d’abord sensible aux battements rapides, le cerveau apprend progressivement à organiser ces sons en rythmes plus complexes. Ces résultats confirment que cette période est cruciale pour la mise en place de l’audition. Ils laissent également penser que cet apprentissage du rythme pourrait influencer d’autres fonctions, comme la motricité ou la communication. Mais les travaux de Sahar Moghimi ne s’arrêtent pas à ce constat. Elle coordonne aujourd’hui un programme de suivi à long terme d’enfants nés prématurément, afin d’évaluer l’impact de leur environnement sonore précoce sur leur développement. L’enjeu ? Déterminer si des interventions musicales rythmées, proposées dès l’hôpital, peuvent favoriser leur développement cérébral et comportemental jusqu’à l’âge de 18 mois. À plus long terme, ces recherches pourraient permettre aux soignants de mieux accompagner les bébés prématurés, en créant autour d’eux un cadre plus adapté et plus protecteur.
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