Dans un communiqué, le SDA se félicite de la récente publication de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, qui se penche sur la santé auditive et visuelle des seniors. Ce document, étayé par une revue de la littérature scientifique internationale, souligne le rôle clé de la prise en charge des troubles auditifs dans la prévention de la perte d’autonomie. Pour le SDA, cette publication représente une reconnaissance institutionnelle majeure, qualifiant le déficit auditif d’« enjeu majeur de santé publique ». La CNSA rappelle notamment qu’il ne faut pas considérer les déficiences sensorielles comme de simples effets inévitables du vieillissement, mais comme des troubles qu’on peut « prévenir, corriger ou compenser ». Le SDA voit dans ces conclusions un écho aux positions qu’il défend depuis des années, à savoir que la correction auditive contribue pleinement au « bien vieillir ». La CNSA insiste aussi sur la nécessité d’un accompagnement global des patients. Le SDA souligne que « la correction auditive n’a de sens que si elle s’intègre dans un parcours de prévention, d’accompagnement et de suivi ». Le communiqué met l’accent sur l’importance d’un dépistage précoce, d’une prise en charge coordonnée et d’un suivi sur mesure. Le syndicat attire également l’attention sur les obstacles qui persistent à l’appareillage auditif, malgré les aides financières existantes. Il pointe notamment un manque d’information du public sur les avantages d’un appareillage précoce, surtout sur le plan cognitif. Dans ce contexte, le SDA relaie les préoccupations récemment exprimées par l’Académie nationale de médecine concernant certaines pratiques commerciales dans le secteur. Celle-ci dénonçait des « campagnes publicitaires agressives et éthiquement problématiques ». Selon le syndicat, cette approche tend à réduire les aides auditives à de simples produits de consommation, au détriment de leur dimension sanitaire. Enfin, le SDA estime que l’intégration de la santé auditive dans les politiques publiques du « bien vieillir » renforce la nécessité d’un encadrement professionnel et éthique du métier d’audioprothésiste. Le syndicat considère qu’une telle régulation est indispensable pour garantir « la qualité des pratiques et la primauté de l’intérêt du patient sur les logiques commerciales ».
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