Lors du congrès ARO MidWinter Meeting, organisé du 7 au 11 février à Porto Rico, Cilcare présentera les résultats de son étude clinique DIAMANT. Ces travaux confirment un lien significatif entre le diabète de type 2 et des troubles auditifs précoces, qui passent souvent inaperçus. Le professeur Jérôme Nevoux, ORL à l’hôpital Bicêtre à Paris, sera chargé de dévoiler ces données. L’étude souligne que la perte auditive neurosensorielle reste une comorbidité encore trop peu reconnue dans le diabète de type 2. En cause : des lésions du nerf auditif, liées notamment à des neuropathies périphériques et à des mécanismes inflammatoires. Ces atteintes peuvent entraîner des difficultés à comprendre la parole dans un environnement bruyant, et ce, même lorsque les seuils auditifs semblent normaux – un phénomène que l’on qualifie de « perte auditive cachée ». L’étude DIAMANT a suivi 241 patients atteints d’un diabète de type 2 non contrôlé, en recourant à une batterie de tests auditifs, électrophysiologiques et cognitifs. Les résultats sont parlants : 26 % des participants présentaient des signes cliniques de perte auditive cachée, associés à une diminution notable de l’amplitude de l’onde I à l’électrocochléographie. Cette signature pourrait constituer un biomarqueur fonctionnel prometteur. Par ailleurs, 46 % des patients ont été identifiés avec un trouble cognitif léger, et une proportion significative a signalé des acouphènes. Pour Cilcare, ces conclusions plaident en faveur d’un dépistage auditif plus poussé que la simple audiométrie classique, afin de mieux repérer les atteintes précoces chez les personnes diabétiques. Elles viennent également conforter la stratégie de l’entreprise, qui vise à développer de nouveaux outils diagnostiques et des approches thérapeutiques ciblant la synaptopathie cochléaire, dans l’objectif d’améliorer la prise en charge de cette perte auditive silencieuse.
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