Les cotisations des complémentaires santé augmenteront en 2026, selon la Mutualité Française. La hausse moyenne est estimée à 4,3 % pour les contrats individuels et 4,7 % pour les contrats collectifs, dans un contexte de forte progression des dépenses de santé et de nouvelles charges transférées aux mutuelles. Les dépenses de santé augmentent de manière continue depuis quinze ans. Après une hausse moyenne de 1,8 % par an entre 2013 et 2020, leur croissance atteint 4,4 % par an depuis 2020, soit +22 % en cinq ans. Le communiqué évoque le vieillissement de la population, les maladies chroniques et le coût des innovations médicales. À ces facteurs s’ajoutent de nouveaux transferts financiers. Les mutuelles devront supporter 400 millions d’euros sur le champ hospitalier, 600 millions d’euros sur les indemnités journalières et une nouvelle taxe d’environ 1 milliard d’euros, qualifiée de « TVA sur la santé ». La taxe sur les contrats atteint désormais 16 %, un niveau présenté comme atypique en Europe. La Mutualité Française rappelle que les mutuelles sont soumises à des règles prudentielles strictes et ne peuvent pas s’endetter. Elles ajustent leurs cotisations au plus près des dépenses à couvrir. L’écart moyen entre la croissance des cotisations et celle des prestations n’aurait été que de 0,3 % par an entre 2011 et 2024. Le communiqué critique enfin le PLFSS pour 2026, évoquant un ONDAM jugé « insincère » et un déficit « considérable ». L’organisation avance plusieurs leviers : amélioration de l’efficience, lutte contre la fraude et prévention. Elle cite 50 milliards d’euros de dépenses évitables, dont 20 milliards immédiatement, selon la Cour des comptes, et une fraude sociale estimée à 14 milliards d’euros. À l’occasion des 80 ans de la Sécurité sociale, elle appelle à un débat associant citoyens et professionnels dans le cadre des États généraux de la santé et de la protection sociale.
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