Dans une tribune publiée par le think tank CRAPS, Luis Godinho, vice-président du SDA, s’empare d’un débat brûlant : l’avenir du « 100 % santé ». En effet, une mission interministérielle a été lancée fin janvier pour réfléchir à l’articulation entre l’assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé, et certains seraient tentés d’y apporter une réponse globale. C’est précisément cette vision que conteste Luis Godinho. Il plaide, au contraire, pour une approche sectorielle. Selon lui, les trois volets du dispositif (dentaire, optique et audiologie) obéissent à des logiques trop différentes pour être analysés en bloc. Une vision agrégée, avertit-il, risquerait de rendre invisibles des enjeux pourtant cruciaux. L’audioprothèse concentre ainsi des défis spécifiques. Elle concerne principalement des patients âgés, souvent détenteurs de contrats individuels, et donc plus vulnérables aux changements de prise en charge. Dans ce contexte, Godinho met en garde contre toute idée de réduire, voire de supprimer, la couverture de certaines aides auditives dans les contrats dits « responsables ». Une telle mesure alourdirait le reste à charge pour les personnes les plus touchées par la perte auditive et pourrait même, en créant des phénomènes d’anti-sélection, déstabiliser l’équilibre financier des complémentaires santé. Plus largement, sa tribune insiste sur la nécessité d’intégrer les réalités démographiques et économiques propres à chaque secteur. « Le 100 % santé ne constitue pas un bloc homogène », rappelle Luis Godinho, qui appelle à examiner toute réforme « secteur par secteur » afin de préserver l’accès aux soins, notamment pour les seniors.
Retrouvez ici la tribune dans son intégralité
recevoir les dernières infos, inscrivez-vous à notre newsletter.


Commentaires fermés.