Le SYNEA s’oppose fermement au projet d’arrêté qui exclurait les aides auditives de la liste des dispositifs médicaux autorisés à faire l’objet d’une publicité auprès du grand public. Dans un courrier adressé le 21 septembre à Stéphanie Rist, ministre de la Santé, le syndicat expose les conséquences qu’aurait cette mesure sur l’accès à l’information et aux soins.
Le syndicat rappelle que 10 millions de personnes vivent avec une perte auditive en France et que 45 % des personnes malentendantes ne sont pas appareillées. Parmi les personnes non équipées, 33 % ne connaissent pas le 100 % Santé et 52 % n’ont jamais réalisé de test auditif. Pour le SYNEA, la communication constitue ainsi un relais pour lever les a priori, sensibiliser à la perte auditive et encourager le recours au dépistage et à l’appareillage.
Le syndicat ajoute qu’une interdiction totale restreindrait l’accès des patients aux informations sur les solutions existantes, les innovations et les prix, en particulier en classe II. Il souligne aussi un risque de confusion avec les produits OTC, dont la communication ne relèverait pas du même régime.
Le SYNEA reconnaît la nécessité d’encadrer certaines pratiques. Il défend pour autant le maintien d’une communication « loyale et responsable » et propose aux pouvoirs publics une charte professionnelle applicable à tous les acteurs du secteur. Cette charte préciserait, et compléterait si besoin, les règles déjà fixées par l’article 15 de la Convention nationale. Le syndicat indique en avoir déjà préparé un projet et demande que l’arrêté ne soit pas adopté en l’état.
recevoir les dernières infos, inscrivez-vous à notre newsletter.

Commentaires fermés.