Après la prise de position du Syndicat des audioprothésistes, la Fédération nationale des étudiants en audioprothèse fait à son tour connaître ses attentes concernant la réforme de l’encadrement de la publicité en audioprothèse. Pour construire sa position, elle a consulté étudiants et jeunes diplômés via un questionnaire diffusé sur Instagram, qui a recueilli 62 réponses.
Une majorité de répondants, soit 67,7 %, se prononce pour le maintien de certaines communications commerciales, mais avec un encadrement strict. À l’inverse, 16,1 % préfèrent une interdiction totale, et autant souhaitent un renforcement des contrôles sans toucher les règles actuelles. Sur les pratiques promotionnelles, la FNEA se montre plus tranchante : 64,5 % des répondants veulent interdire remises, promotions, cadeaux et offres limitées. L’objectif est que le choix d’un appareillage repose avant tout sur les besoins du patient, son adaptation et la qualité du suivi.
La prévention, elle, doit rester pleinement autorisée. 93,5 % des répondants le pensent, et 6,5 % y sont favorables sous conditions. La FNEA veut donc préserver l’information sur les signes de perte auditive, les possibilités de prise en charge et les enjeux de santé qui y sont liés. Un encadrement renforcé pourrait aussi, selon elle, mieux valoriser le rôle de l’audioprothésiste comme professionnel de santé : 72,6 % des répondants partagent cette attente.
Autre enjeu identifié, l’impact de la réforme sur les indépendants et les nouveaux centres. 48,4 % des répondants craignent des difficultés supplémentaires pour se faire connaître. La FNEA défend donc la possibilité, notamment lors d’une installation, de présenter son activité dans un cadre clair et commun à tous.
Sur le fond, la position de la FNEA rejoint celle du SDA sur l’essentiel : mieux encadrer les pratiques commerciales, tout en préservant une communication utile au patient, en particulier sur la prévention.
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