Accès aux soins ORL des délais qui s’allongent et inquiètent
Selon le dernier baromètre de la Fédération hospitalière de France, près de trois quarts des Français ont déjà dû renoncer à un soin ces cinq dernières années, le plus souvent parce que l’attente était trop longue. Publiée ce 17 mars 2026, cette troisième édition de l’enquête, menée par Ipsos BVA auprès de 2 500 personnes, met en lumière un allongement préoccupant des délais, notamment pour les consultations spécialisées comme pour l’ORL, où l’attente dépasse fréquemment les huit semaines. Dans le détail, obtenir une consultation chez un ORL prend en moyenne plus de deux mois, soit deux fois plus qu’en 2019. Si toutes les spécialités sont sous tension, l’accès aux ORL se distingue également par des disparités marquées selon les territoires. En Île-de-France, on s’en sort avec environ sept semaines d’attente. Mais dans certaines régions comme la Nouvelle-Aquitaine ou l’Auvergne-Rhône-Alpes, il faut souvent patienter plus de trois mois. Une fracture géographique qui reflète la répartition inégale des médecins sur le territoire. Ces écarts pèsent lourd sur les patients, surtout dans les zones mal desservies où il faut parfois parcourir des kilomètres ou accepter des délais encore plus longs. Résultat : de plus en plus de personnes renoncent tout simplement à se soigner, et ce principalement en raison attentes interminables. Au delà des ORL, l’étude révèle une tension plus globale sur notre système de santé. Plus de sept Français sur dix craignent de ne pas pouvoir bénéficier de soins de qualité en cas d’urgence, une inquiétude qui pousse parfois à se tourner vers l’hôpital par défaut. Dans ce paysage, l’accès aux spécialistes, et notamment aux ORL, devient un véritable indicateur des inégalités d’accès aux soins et des limites de notre organisation sanitaire.
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